Bar-tabac: fortement exclu … le "mois sans alcool"

Bar-tabac: fortement exclu ... le "mois sans alcool"

Y aura-t-il un mois de janvier sec en France, à l'image de nos voisins britanniques?

Si Santé publique France s'apprêtait à annoncer le lancement officiel de ce mois de sensibilisation (voir 6 janvier) pour faire réfléchir tout le monde à la consommation d'alcool, le président de la République d'Emmanuel Macron en janvier 2020 a déclaré "Janvier-sec".

Dans une déclaration publiée le vendredi 15 novembre, diverses associations de prévention regrettent l'influence du "lobby" sur cette décision.

•• Il semble queEmmanuel Macron aurait appelé son opposition pendant le mois "sans alcool", lors d'un déjeuner avec les coprésidents du comité du champagne le 14 novembre à Epernay, le site internet rapporte Vitisphère. L’annonce de la santé publique en France avait en effet fait un bond en avant dans le secteur vitivinicole, préoccupé par les conséquences économiques de promotion de l'abstinence totale de l'alcool et donc du vin ".

Comme l’explique une déclaration de l’Association nationale de la vigne et du vin élus (Anev): " Le secteur viticole promeut depuis des années un message de modération, une formation à l'art et à la culture viticoles français … Les viticulteurs sont aujourd'hui confrontés à de graves problèmes commerciaux … les Français n'achètent plus de vin depuis un mois, le gouvernement renforcer de nombreuses préoccupations de l'industrie ".

•• " Si cette affirmation était confirmée, cela démontrerait l’influence majeure de l’industrie de l’alcool sur les choix politiques en matière de santé publique. En retour, confirmez l’Association nationale de prévention des alcooliques et des toxicomanies (ANPAA), la Fédération française des sciences de la toxicomanie (FFA), le Fonds de toxicomanie Action (F2A) et la Société française d’alcoologie (SFA), signataires de communiqué commun.

L’ANPAA, à son tour, rappelle que l’objectif du "mois sans alcool" est clairement de ne pas conduire à une abstinence totale, mais de remettre en question sa consommation et de prendre conscience du rapport entre société et alcool ".

" Bien que l'alcool après consommation de tabac soit le produit qui cause le plus de dégâts (41 000 décès évitables par an, dont 15 000 cancers), une campagne de prévention sur ce sujet est plus que légitime. Les associations et les acteurs de la santé publique veulent croire que les intérêts de la santé publique l’emportent sur la résistance idéologique des lobbys d’alcool, mais souhaitent devenir des acteurs de la prévention aussi rapidement. "ANPAA conclut.

Source : www.lemondedutabac.com