"Le commerce de cigarettes, une" entreprise "attractive au moment du forfait 10 euros" (AFP)

"Le commerce de cigarettes, une" entreprise "attractive au moment du forfait 10 euros" (AFP)

"Non-stop", "structuré" et "beaucoup moins risqué" que celui des stupéfiants: la vente de cigarettes de contrebande, principalement située au nord de Paris et sa banlieue, est une activité prospère pour les trafiquants, encouragée par la hausse des prix du tabac , annonceAFP dans un rapport complet de Fanny Lattach.

"Quatre euros!" "," Cinq euros! Répétez une rangée d'hommes, des paquets de cigarettes bien visibles, sur une place animée de Saint-Denis en milieu d'après-midi (voir 27, 18 et 6 février).

•• Dans cette ville défavorisée d’environ 111 000 habitants en Seine-Saint-Denis, l’une des magasins d'usine, ces petites mains montent sur le navire sans se cacher. S'ils ne s'attardent pas, ils vendent leurs maigres fournitures avant l'arrivée des policiers, dont la présence suffit pour qu'ils soient licenciés.

Les transactions ont également lieu dans " Drive-in ": Le conducteur n'a même pas à sortir de son véhicule pour récupérer ses achats.

•• " Le trafic augmente à chaque fois que le prix du tabac augmente "Nous insistons du côté des autorités. Le 1er mars, le prix du package Marlboro, la marque la plus vendue en France, a atteint la barre symbolique des dix euros (voir 11 février et aujourd'hui).

Les "boîtes" de contrebande (cartouches) de cartouches sortentEurope de l'Est ou de Maghreb. Les bonnes marchandises coûtent jusqu'à six euros par colis: " quatre euros c'est du foin, quelque chose de dégoûtant "Dit cette source. Dernier lien dans le trafic, & # 39; fourmis & # 39; Sont & # 39; cueilleurs, ils prennent cinq paquets, les vendent et vont «chercher les autres», a-t-elle dit. La grande majorité sont des hommes en situation précaire, sans papiers.

" Les gars qui font ça sont dans le Deche Dit Youssef, 27 ans, lui-même vendeur de six mois, habitant près de la gare de Saint-Denis. Une activité illégale temporaire assure cet Algérien en situation irrégulière qui envisage " ne fais rien de mal "." Les bons mois je gagne 500, 600 euros. Je paie le loyer, je mange et envoie 150 euros au village "Montre ce père, dont l'œil droit porte encore les traces d'une récente attaque. Maintenant, il fait les heures de bureau:" 14 h à 17 h Je vends plus la nuit … c'est dangereux "

•• En 2019, les douanes françaises ont saisi environ 360 tonnes de marchandises de contrebande et de tabac – un record – soit 162 millions d'euros transférés par circuits illégaux (voir 4 et 5 février).

•• Dans ce monde ennuyeux, les dealers de cigarettes diffèrent des dealers de drogue. " Ce n'est pas la même logistique, pas les mêmes réseaux. C'est moins cher mais c'est normal, non-stop Analyse une source. Si Youssef était l'identité de son fournisseur, il garantit qu'il ne recevra qu'un seul euro de profit par colis vendu.

A Saint-Denis, la police est mobilisée pour arrêter les vendeurs et remonter les réseaux, mais aussi pour punir les acheteurs avec un ticket de 135 euros. Des contrôles renforcés sont également effectués dans le nord-est de Paris.

•• Le trafic est organisé selon un schéma de pyramide classique : vendeurs, gestionnaires de points de vente, fournisseurs de fournisseurs, intermédiaires et grossistes. Les stocks sont cachés dans des parkings, des locaux commerciaux ou dans le vert, dans des pavillons privés.

" Il se concentre sur la petite couronne Dans les villes très fréquentées, un policier du syndicat SGP-FO de Val-d & O 39 note Oise Unity. Dans ce département voisin, la contrebande conduit à quelques saisies, mais reste pour l'instant sous radar.

Certains trafiquants défendent justice, comme cet homme de quarante ans qui a comparu en février devant le Cour de Bobigny pour la revente illégale de cigarettes et notamment le stockage de 2065 cartouches à sa place à Aubervilliers, soit 143 000 euros non indiqués. " Le défendeur vient dans cette entreprise "" caractère international "Et" beaucoup moins risqué que le trafic de drogue La poursuite a pris fin. L '"infirmière" est condamnée à six mois de prison avec sursis et à une amende de 10 000 euros.

De son côté, Youssef précise qu'un jour le BAC a saisi ses cartouches pour un montant d'environ 1 200 euros: " J'ai tout perdu en deux minutes! ". Cela ne l'a pas empêché de continuer.

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Source : www.lemondedutabac.com