Rennes: Quand tout un réseau de tabac de contrebande de type mafieux va devant les tribunaux

Rennes: Quand tout un réseau de tabac de contrebande de type mafieux va devant les tribunaux

Au mardi 30 juin, 22 personnes de cinq pays différents (Arménie, Moldavie, Azerbaïdjan, Ouzbékistan et Albanie) avaient été jugées pour la juridiction spécialisée interrégionale de Rennes (JIR).

Ils sont soupçonnés d'appartenir à une organisation criminelle qui a importé des dizaines de milliers de boîtes de cigarettes en France entre 2017 et 2019 (voir 19 et 22 janvier, 5 et 9 avril 2019).

Une affaire très intéressante à suivre: car c'est surtout le rôle des réseaux mafieux en Europe de l'Est, structuré et déterminé, en amont du trafic des fourmis pour assurer la revente à la volée.

Le niveau de prix actuel en France génère l'arrivée d'organisations expérimentées dans tous les types d'activités criminelles.

•• Selon les calculs des douanes, ce réseau aurait vendu au moins 42 000 boîtes de cigarettes à Rennes, Strasbourg et la région lyonnaise entre 2017 et 2019. " Les cartouches ont été achetées pour 28 euros et vendues entre 30 et 33 euros. François Lavallière, président de Jirs, a déclaré.

•• L'enquête a commencé par une fusillade à Erfurt, en Allemagne, en juillet 2015: une réunion entre plusieurs membres de communautés blanches qui ont commencé à gérer des partitions.

Après des mois d'enquête, les enquêteurs allemands retrouvent plusieurs membres "de la diaspora arménienne liés au crime organisé". L'un d'eux, considéré comme particulièrement influent dans le réseau en France et en Allemagne, vit en région rennaise.

•• L'information judiciaire a été ouverte en France le 9 juin 2017. Depuis deux ans, les enquêteurs passent sur deux chaînes, l'une arménienne (9 des prévenus sont du même village) et l'autre moldave-ukrainienne.

Et en 2019, plusieurs vagues d'arrestations ont conduit à l'arrestation de 22 criminels.

•• Le premier jour du test est devenu chaotique mardi. Après avoir été perturbée par des travaux judiciaires et des problèmes de traduction, l'audience a été interrompue en début d'après-midi pour des raisons médicales.

A 14h00 au moment de la reprise, l'homme proposé par les enquêteurs à la tête du réseau en France serait interrogé par les juges.

Mais l'accusé, souffrant de problèmes médicaux majeurs, était malade et devait être pris en charge par les Samu. L'homme est finalement évalué le 9 novembre, si sa santé le permet.

Pour les autres accusés, le procès se déroule jusqu'au 9 juillet. À suivre …

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Source : www.lemondedutabac.com