Restitution de l'alcool dans les stades et interrogatoire de la loi Évin: où en sommes nous réellement?

Restitution de l'alcool dans les stades et interrogatoire de la loi Évin: où en sommes nous réellement?

Allons-nous assister au retour de l'alcool dans les stades?

Des propositions législatives à cet effet ont en tout cas été soumises (ou sont susceptibles d'être soumises) par des membres de la majorité et même de l'opposition: à la contrariété de toxicomanes qui dénoncent des textes sous "l'influence du lobby". . Même si ces propositions sont très prudentes et s’inscrivent toujours dans un cadre réglementaire limité.

Donc tout commence par la controverse. " Sous le prétexte de soutenir le sport, ces délégués sont les fidèles relais du lobby des alcooliques qui, année après année, élimine progressivement la plus importante loi sur la santé publique en vigueur en France. "Et dénonce – dans une déclaration faite par Europe 1 – l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA).

• La loi Evin. En fait, la Convention de 1991 sur la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme interdit la vente, la distribution et l’introduction de boissons alcoolisées dans toutes les activités physiques et les institutions sportives.

Toutefois, les clubs sont dispensés de vendre de l'alcool dix fois par an. La loi limite également la publicité pour l'alcool.

•• Et quelles sont les initiatives parlementaires?

105 délégués de la République en mars (LREM) a soumis une facture à la fin du mois de juillet faire de la France une nation sportive Qu'ils représentent se détendre dans un cadre »La loi Évin« dans les stades, en étendant l'octroi de permis d'alcool temporaires aux entreprises sportives ".

Face à la controverse grandissante, l’un des signataires, le membre LREM Michèle Peyron (Seine-et-Marne) s'est déjà distancé sur Twitter en se disant féroce Contre le retour de l'alcool dans les stades.

Déjà en février, un quinze délégués les républicains (LR) – dirigé par le député des Vosges Stéphane Viry – avait déjà signé un projet de loi allant dans le même sens, tandis que Valérie Beauvais (LR) avait présenté un texte différent autorisant les entreprises vinicoles et les brasseurs français à parrainer des clubs sportifs.

Dans un rapport à Matignon en novembre dernier, le député de Nièvre Perrine Goulet (LREM) avait suggéré de passer de dix à quinze événements annuels où les clubs peuvent vendre de la bière. Elle a également proposé d'assouplir les restrictions en matière de publicité imposées aux marques d'alcool sur les sites Web sportifs et de rétablir le parrainage des équipes françaises pour les vignerons et les brasseurs.

•• les réponses. " Il semble important de rappeler à ces membres que la consommation d'alcool est incompatible avec le sport. Parce que son " promotion (…) via des compétitions sportives "Objectifs" minimiser la consommation globale "Et" en premier lieu, celui des jeunes qui constituent la majorité du public "soutient l'ANPAA qui appelle à ce que le pouvoir soit" la responsabilité Vis-à-vis santé publique ".

Dans ces propositions législatives, l’association dénonce l’importance économique que revêt le parrainage de futurs événements sportifs en France: tels que la Coupe du Monde de Rugby de 2023 et les Jeux Olympiques de Paris de 2024.

Source : www.lemondedutabac.com