Yvelines: histoire d'une embuscade pour 100 kilos de tabac à chicha de contrebande

Yvelines: histoire d'une embuscade pour 100 kilos de tabac à chicha de contrebande

Prévu pour le tribunal correctionnel de Versailles, le procès des auteurs présumés d'une véritable embuscade – conduit l'an dernier à Mantes-la-Jolie (Yvelines) – dans le contexte du commerce du tabac à chicha a été reporté au 19 mai suivant.

Retour sur cette sombre histoire qui confirme à la fois l'entêtement de la police et l'atmosphère des criminels de contrebande.

•• Dans la soirée du 20 février 2019deux jeunes de 20 et 25 ans sont venus au Commissariat de Mantes-la-Jolie. Ils ont dit qu'ils venaient du Loiret pour acheter une Clio III auprès de deux interlocuteurs, connus via Snapchat.

Ils ont accepté de se retrouver sur un parking de Val-Fouré à Mantes … sauf que leur voiture a été bloquée par deux autres véhicules. Deux hommes sont sortis: l'un d'eux a pointé une arme sur le conducteur, lui a mis le canon dans la bouche et dans le cou, tandis qu'un autre criminel a frappé son passager au visage.

Les assaillants les ont forcés à donner les 5000 euros pour la transactionqui étaient cachés dans la boîte à gants.

•• La police a rapidement réalisé que l'histoire de l'achat d'une voiture était un mensonge. En fait, les différents protagonistes de cette affaire ont échangé sur Snapchat pour négocier l'achat de tabac à chicha. Les deux jeunes du Loiret voulaient 100 livres, échangé à 58 euros le kilo.

•• Les agents de la sécurité départementale (SD) ont ensuite effectué un travail important sur la téléphonie des victimes. Trois suspects sont réapparus, tous déjà connus dans leurs archives, notamment pour fraude et trafic de drogue.

Deux ont été arrêtés en juin, le troisième, qui est déjà détenu au centre correctionnel de Bois-d'Arcy, a quitté sa cellule. Un quatrième suspect est devenu prisonnier. Ils ont tous été identifiés par les deux victimes.

•• Personne n'a contesté sa présence sur les lieux, ni son implication dans cette affaire, mais les déclarations des uns et des autres évolueront au cours de cette année d'enquête judiciaire.

L'homme de 25 ans avec le pistolet, le seul à avoir un casier judiciaire vierge, a admis avoir signalé l'un des garçons, mais il s'agissait d'un pistolet airsoft qu'il a depuis jeté. L'autre, 28 ans, a déclaré qu'il venait de négocier; tandis qu'un dernier complice de 23 ans affirme qu'il n'a pas touché les victimes. La personne désignée comme sponsor de l'opération (31 ans) se présente comme un simple intermédiaire.

À suivre … (voir aussi les 25 mars et 29 février).

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Source : www.lemondedutabac.com