Butts : les arguments de Republic Technologies

Butts : les arguments de Republic Technologies

La semaine dernière, Republic Technologies a fait part dans les médias de ses craintes quant à la contribution qu'elle pourrait apporter dans le cadre de l'EPR Mégots, préparé par les constructeurs et en attente d'approbation gouvernementale (voir le 24 juin).

Nous abordons la plupart des arguments avancés par Republic Technologies dans un communiqué de presse ci-dessous.

•• Dans quelques jours le Ministère de la Transition écologique et solidaire approuvera alkom, futur éco-organisme responsable de la nouvelle filière de recyclage d'environ 30 milliards de mégots jetés chaque année en France (sur 44 milliards de cigarettes fumées).

Tenu à l'écart des débats, The French Paper Company République des Technologies, tout en étant soumis à cette taxe, dénonce un barème très injuste avec de graves conséquences économiques.

•• La naissance d'Alcome, une organisation dont les membres ne sont autres que les géants du tabac, ne devrait pas punir sévèrement un petit acteur français, papetier à Perpignan depuis 1838, qui produit non pas des cigarettes mais des papiers à rouler et des filtres. Alors que le projet fait de son mieux, Republic Technologies demande une révision de l'approbation déposée par Alcom en avril 2021 pour qu'elle inclue une échelle qui favorise une répartition équitable entre les acteurs.

•• Tenir compte de l'impact environnemental

Bien que la demande d'agrément d'Alcom repose sur un barème basé uniquement sur le nombre de filtres produits et donc sur les mégots mis au rebut, Republic Technologies met en garde contre le caractère abusif de cette méthode de calcul que le ministère de la Transition écologique et solidaire s'apprête à donner son accord, sacrifier le développement d'une PME française historique au profit des multinationales du tabac.

Les filtres produits par l'entreprise ont moins d'impact que les filtres pour cigarettes manufacturées, tant en termes de composition, de poids que de surface. " Ne pas intégrer ces données dans le calcul du niveau de taxation des produits n'est pas juste et Republic Technologies devrait être autorisé à participer au débat sur le barème proposé par Alcome " Expliquer Olivier Partouche, directeur général de Republic Technologies, qui préconise de prendre en compte le poids de la crosse lors du calcul de la charge.

•• Promouvoir une entreprise française engagée dans une démarche d'éco-conception

L'échelle Alcome est fabriquée par les compagnies de tabac pour les compagnies de tabac. Car s'ils sont aux prises avec une démarche d'éco-conception, Republic Technologies produit déjà des filtres en papier 100% biodégradables.

Intégrer cette démarche vertueuse dans le barème serait alors un message fort du ministère à tous les acteurs du marché.

" Aujourd'hui, en niant les démarches éco-responsables de certains industriels comme Republic Technologies, les agences gouvernementales ne respectent pas les mesures prises, notamment dans la lutte contre les plastiques à usage unique, et tirent sur l'un des objectifs de la REP, qui est engager les acteurs de la filière dans une démarche d’écoconception » condamne Olivier Partouche.

Par conséquent, l'entreprise demande que le niveau d'éco-modulation des filtres sans plastique soit fixé à 100 % comme le permet le cahier des charges.

•• Ne minimisez pas l'impact économique

Les propositions retenues par Alcom dans sa demande d'agrément permettent de réduire significativement la contribution des entreprises du tabac et de transférer cette réduction à d'autres acteurs, et non aux entreprises de tabac, notamment Republic Technologies.

Cela porterait donc la contribution annuelle du groupe à 8,5 millions d'euros d'ici 3 ans, même si le chiffre d'affaires de l'activité « filtres » s'élève à 5 millions, soit un montant 1,7 fois supérieur au chiffre d'affaires de cette activité.

Si l'agrément était accordé sous sa forme actuelle, Olivier Partouche met en garde contre les graves conséquences que cela entraînerait : " cette situation inacceptable stopperait de facto nos investissements en R&D pour la production de produits sans plastique et mettrait en péril notre activité de filtrage ".

Voir aussi notre article sur les tubes à cigarettes

Source : www.lemondedutabac.com