“Je compte remettre la Seita au milieu de l’échiquier en France” (Romain Laroche / Challenges)

Seita : Utilisation commerciale de blu 2.0 dans tous les bureaux de tabac

Les puffs sont des e-cigarettes à usage unique au design accrocheur et au goût très attractif pour un public beaucoup trop jeune (voir les 19 et 26 octobre). Face à ce boom commercial et à cette dérive écologique et sanitaire, Seita lance son système de vapotage visant à être plus responsable et vendu sur le réseau des buralistes (voir 13 octobre).

C’est ainsi qu’un article de défissigné Jean-François Arnaud, dont on reprend l’essentiel.

Romain Laroche, PDG de Seitaannonce le programme en dessinant sa nouvelle cigarette électronique baptisée Blu 2.0 : “JEAilIntention de remettre la Seita au milieu de l’échiquier en France »

•• L’ancien groupe national du tabac (…) est aujourd’hui une PME de 290 salariés et un chiffre d’affaires de 224 millions d’euros. Elle vend toujours les mythiques cigarillos Gitanes, Gauloises et Bastos, Ninas et Fleur de Savane et Rizla + Papier, mais les cigarettes sont fabriquées en Pologne.

Et la reconquête que réclame le réalisateur n’est pas destinée au tabac. ” Nous ciblons 3 millions de vapoteurs françaisdont la moitié sont également fumeurs en leur proposant un système fiable et sécurisé avec une batterie à autonomie accrue ‘, explique Romain Laroche. Blu 2.0 est commercialisé sur le réseau des buralistes et est un système exclusif (…)

•• En effet, l’entreprise prévoit de tirer l’essentiel de ses bénéfices des liquides de recharge, selon un modèle économique qui a fait la richesse de Nespresso dans le monde du café.

Parmi les fabricants de tabac, le concurrent British American Tobacco domine ce marché des vapos vendus dans les buralistes, mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. Plus de la moitié des ventes sont réalisées dans des magasins spécialisés et un quart sur Internet. Globalement, les e-cigarettes en France génèrent un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros sur tous les canaux. Le marché est donc encore loin de rattraper les 21,6 milliards du tabac traditionnel (dont 17,6 milliards de taxes pour l’Etat).

•• Mais le vapotage progresse, même si le nombre d’adeptes semble s’être stabilisé. ” Le segment le plus dynamique est celui des e-cigarettes jetables, communément appelées ” bouffée », disponible dans tous les réseaux, y compris les buralistes, » Expliquer Brice Lepoutrele gérant des magasins Cigaverte. “CONTREest probable pour sAttaquant sur ces produits qui ont beaucoup de succès ces derniers temps, que la Seita vient du travail du bois. »

Avec un aspect saisissant, des arômes très doux de fruits et de bonbons acidulés, le « Puff » pose bien des problèmes. Ils s’adressent à un public souvent mineur, ce qui est interdit par la loi, et ont un impact important sur l’environnement puisque l’ensemble de l’appareil (batterie, composants électroniques et plastiques) est jeté lorsque le réservoir est vide. .

Pour des raisons éthiques, nous rejetons cettele vendre parce qu’ilest une aberration écologique » s’indigne Brice Lepoutre. Mais ce n’est pas le cas de certaines épiceries, magasins discount, magasins en ligne et magasins discount qui le vendent comme des petits pains. Gifi, par exemple, propose toute une gamme de ces produits électroniques jetables. Entreprises où il est rare de vérifier l’âge des acheteurs.

Dans ce contexte, le combat de Seita s’annonce difficile. D’autant que les autorités, réticentes à reconnaître que le vapotage permettrait d’arrêter de fumer, ne facilitent pas les ventes et interdisent même la publicité. Au Royaume-Uni, qui a pris la décision inverse, le nombre de fumeurs a fortement chuté.

Source : www.lemondedutabac.com