Lille : la ville se mobilise contre le phénomène récent des marchands ambulants de cigarettes

Lille : la ville se mobilise contre le phénomène récent des marchands ambulants de cigarettes

C’est un trafic récent qui agace riverains, commerçants et autorités : depuis le début de l’année, des marchands ambulants vendant des cigarettes, mais aussi des médicaments, ont élu domicile au pied de la station de métro Gambetta (desservant la partie nord). du quartier populaire de Wazemmes) à Lille, selon La Voix du Nord

Comme Paris et sa couronne, Marseille, Lyon, Toulouse et Montpellier, Lille se retrouve aujourd’hui avec de gros “spots” de cigarettes de rue. Sous la voûte qui mène directement aux marches du métro Gambetta, une dizaine d’hommes, paquets de cigarettes à la main ou cachés à proximité, attendent la sortie des voyageurs en milieu de matinée.

On a longtemps parlé de trafic de drogue, oui, mais il s’est éteint. Par contre, vendant si secrètement, du matin au soir et du soir au matin, je n’avais jamais vu ça dit un commerçant qui travaille dans la région depuis des années.

Un habitant décrit l’environnement malsain qui peut parfois régner autour de Gambetta et évoque aussitôt une bagarre sanglante qui a eu lieu à la mi-avril, sur fond d’approvisionnement en cigarettes de contrebande (voir 26 avril). Le grossiste fournisseur (condamné à huit mois de prison), fâché de voir qu’un de ses acheteurs s’était tourné vers la concurrence, lui assène alors plusieurs coups de cutter.

•• Jean-Claude Menault, Adjoint au Maire de Lille chargé de la sécurité, confirme le contenu du phénomène. † Cela a été remarqué assez récemment, au début de l’année. En effet, sur le métro Gambetta et la place Cacheux, de nombreux adultes et mineurs vendent toute une gamme de choses, notamment des cigarettes de contrebande et des médicaments contrefaits.

Entre janvier et début mai, la police municipale est intervenue 144 fois dans le secteur (avec 460 visites de sites) et a procédé à 23 arrestations, dont 7 pour vol de rue et 8 pour possession de stupéfiants.

Cette déportation à Gambetta serait liée à la fois aux opérations régulières de police à la gare de Wazemmes et au square Ghesquière, et par la suite aussi à la fermeture de certains commerces de nuit, à l’origine de ventes clandestines. dit Jean-Claude Menault.

Face au constat de ce nouveau trafic, un rapide avertissement est donné à la police en cellule de garde (qui intervient une fois par mois dans chaque quartier). C’est ainsi qu’un GPO a été mis en place il y a quelques semaines – Partenariats opérationnels du Groupe – qui porte spécifiquement sur la problématique de la vente ambulante à Gambetta et associe notamment les acteurs de la ville, la police nationale et le parquet.

Nous collaborons avec des actions spécifiques ‘ poursuit l’élu. Et des interventions qui peuvent s’appuyer sur les images filmées par les caméras du système de vidéosurveillance de la ville.

Photos : La Voix du Nord

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Source : www.lemondedutabac.com