Logistique du tabac : ce curieux procédé de voleurs fantômes

Logistique du tabac : ce curieux procédé de voleurs fantômes

En cour d'assises de Saône-et-Loire, sept Lyonnais ont réagi depuis lundi 28 juin au braquage d'une voiture à cigarettes commis il y a quatre ans à Sagy (voir 21 mars 2017, 23 septembre 2020).

Ils avaient l'intention de s'expliquer, mais n'ont pas dit grand-chose… En fait, ils n'étaient pas là. De vrais voleurs fantômes. Compte rendu du début de l'audience dans le Agenda de Saône-et-Loire.

•• L'un des principaux accusés de ce procès – qui doit se terminer le 6 juillet – ne s'est pas présenté. Une absence attendue tant l'homme est recherché depuis septembre 2020. Il a complètement disparu des écrans radar.

Pourtant, lors de l'enquête, c'est lui qui s'est exprimé la plupart du temps, fournissant divers détails sur cette opération de coup de poing qui a quitté Lyon aux petites heures du matin du 20 mars 2017 et a été arrêtée par les gendarmes, à Sagy en Bresse. . Employé dans une entreprise de logistique responsable de l'approvisionnement des buralistes, l'homme était dans la camionnette ce jour-là.

En fait, l'enquête a montré sa complicité. Lors du trajet Lyon-Sagy, il a très fréquemment échangé des SMS avec un autre homme, assis dans une camionnette louée en région lyonnaise et devant servir à récupérer la marchandise une fois le braquage commis.

•• Deux des personnes dont la participation est enregistrée ont également témoigné.

Le premier, un Lyonnais de 23 ans au moment des faits, explique aussitôt au président qu'il est prêt à coopérer. Mais il a ensuite déclaré qu'il ne connaissait aucun des coaccusés, qu'il conduisait simplement la camionnette et y mettait de fausses plaques d'immatriculation. Il avait été arrêté par les gendarmes avec un autre homme… qu'il ne connaissait visiblement pas.

Le deuxième suspect, interpellé par les gendarmes près du buraliste Sagy, a expliqué qu'il était monté dans le fourgon. C'est lui qui parlait au complice dans le camion à cigarettes. Son téléphone a parlé, mais il a choisi de contacter la cour d'assises. Un de ses meilleurs amis, également sur le quai ? Je ne l'ai jamais vu, il ne le connaît pas non plus…

À suivre.

Voir aussi notre article sur les tubes à cigarette

Source : www.lemondedutabac.com