“Nous exigeons la fermeture immédiate des sites de vente de tabac en ligne” (Philippe Coy sur TF1)

"Nous exigeons la fermeture immédiate des sites de vente de tabac en ligne" (Philippe Coy sur TF1)

Le 20 heures de TF1 du 26 octobre a mené l’enquête sur l’explosion de la vente illégale de cigarettes sur les réseaux sociaux. extraits.

Tapez simplement : vendez des cigarettes “. Grand témoin de ce reportage : un fumeur qui consomme en moyenne un paquet par jour et qui n’a pas mis les pieds dans un bureau de tabac depuis un an. Il achète ses cigarettes par Facebook.

•• Une pratique interdite passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 euros. Cela ne l’empêche pas de commander deux fois par mois, un jeu d’enfant selon lui. Le tout à des prix imbattables. ” D’habitude je dépense environ 300 euros chez un buraliste et je fais une remise de 50% là-dessus, donc 150 euros par mois. C’est juste énorme ‘, il pose au micro de TF1.

Parfois, oui, je peux avoir peur, mais pour moi c’est quand même un business comme un autre. J’achète un produit, j’essaie de l’avoir le moins cher possible il témoigne à nouveau, sous couvert d’anonymat.

•• Depuis plusieurs mois, les publicités illégales, publiées par des vendeurs illégaux, fleurissent sur les réseaux sociaux. Ils n’hésitent pas à poster des photos de leurs stocks vendus à prix cassés (5 euros le paquet, contre 10 euros chez un buraliste). Les trafiquants proposent même des prix en baisse.

Alors que la France compte 23 000 buralistes, on compte aujourd’hui 10 000 points de vente sur internet, selon une récente enquête commanditée par British American Tobacco (BAT). Cette recherche montre que le report des achats sur Internet existe aussi pour le tabac et devient de plus en plus courant (voir 20 octobre).

Mais alors, d’où viennent ces cigarettes illégales ? Pour y voir plus clair, les équipes de TF1 Une commande passée auprès d’un vendeur qui a posté une annonce sur les réseaux sociaux.

Comme convenu, il rapporta deux cartouches de Suisse le lendemain. ” C’est mon collègue qui les récupère là-bas, qui les ramène à Paris “, il explique. ” Ils sont réels. Vous pouvez goûter ils sont bons il ajoute. L’homme affirme être membre d’un réseau de revendeurs sur Internet qui propose de vraies cigarettes, ainsi que du tabac contrefait en grande quantité.

•• Cependant, ces bandes organisées n’ont pas le monopole de ce trafic parallèle. Ils rivalisent avec les particuliers.

Un homme, qui dit vendre régulièrement du tabac sur Internet, indique qu’il s’approvisionne auprès de ” les personnes qui ne fument pas, partent en vacances et achètent des cigarettes “. Il fait cela principalement pour compléter ses revenus habituels.” Je suis un fonctionnaire. Je fais ça pour compléter un peu mes fins de mois. “, il dit.

En plus de l’amende, ces types d’affaires en ligne sont passibles d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an. Mais en réalité, les arrestations sont extrêmement rares. A tel point qu’ils ne suffisent plus à dissuader ceux qui veulent se lancer.

•• Les commerçants de tabac dénoncent une concurrence illégale, ceux qui ont vu leurs ventes chuter de 6% en 2021. Ils plaident pour une législation plus stricte et menacent de poursuivre les réseaux sociaux s’ils ne suppriment pas les publicités de leurs plateformes.

Nous exigeons la fermeture immédiate de ces sites. Il existe à propos du terrorisme, des armes, des actes sexuels. J’exige la même chose pour le tabac » marteaux Philippe CouyPrésident National de la Confédération des Bureaux de Tabac.

Les plateformes en cause, et Facebook en particulier, se défendent contre toute complaisance. Ils affirment déjà lutter activement contre la vente illégale de tabac, tout en reconnaissant qu’il est impossible de contrôler toutes les publicités.

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Source : www.lemondedutabac.com