Vaping: la Commission européenne recommande que les réglementations suivent la législation pharmaceutique (Le Figaro)

Europe: publication du rapport d'évaluation de la directive tabac en vue d'une "action plus forte"

Dans un rapport d'évaluation sur la directive sur le tabac, la Commission européenne mentionne au moins des préoccupations concernant les produits de vapotage, comme nous l'avons mentionné ici (voir 26 mai).

Pour Le FigaroBruxelles s'interroge sur " les effets réels des cigarettes électroniques sur la santé, certains les percevant comme nocifs et d'autres les considérant comme moins nocifs pour l'individu par rapport aux produits du tabac à fumer conventionnels. Aucun consensus scientifique n'ayant encore été atteint, le principe de précaution prévaut Extraits du décryptage.

•• La Commission recommande même de traiter désormais les cigarettes électroniques comme des médicaments, ce qui perturberait le marché. " Dans la mesure où les cigarettes électroniques sont une aide au sevrage tabagique, leur réglementation doit être conforme à la législation pharmaceutique. Ecrit le paramètre.

•• (…) Dans les sites de Bruxelles, en particulier, se trouvent les liquides e-cigarettes. La Commission européenne a été secouée par le scandale de la santé du vapotage qui a frappé les États-Unis à l'été 2019, tuant une trentaine de personnes.

" Compte tenu de ces événements, il semble nécessaire de démontrer les effets toxicologiques des formes chauffées et inhalées des ingrédients des cigarettes électroniques avec et sans nicotine. Bruxelles croit. Cela met en évidence les saveurs des cigarettes électroniques, très appréciées des jeunes, interdites par plusieurs États membres. (…) Le rapport mentionne également la «Cote de popularité inquiétante» des produits du tabac chauffés chez les jeunes. En 2020, 7% des Européens âgés de 15 à 24 ans les avaient déjà essayés.

•• Il y a eu une réponse rapide à ce document de la Commission, poursuit le quotidien.

" Ce rapport est truffé de contradictions "Mort noire Vincent Durieux, président de France Vapotage, représentant les fabricants, les grossistes et les distributeurs en ligne. " On ne peut pas dire qu'il s'agit d'un produit dangereux et inefficace et, dans le sens suivant, il est recommandé de le réglementer en tant que produit pharmaceutique. ".

France Vapotage rappelle qu'il existe déjà des produits pharmaceutiques sur ordonnance disponibles en pharmacie, tels que des patchs, des inhalateurs de nicotine ou des substituts de nicotine. Un passage sous la réglementation pharmaceutique perturberait le marché de la vapeur ", l'accessibilité des produits grâce à un vaste réseau de boutiques et d'e-commerçants qui font sa force ".

•• le compagnies de tabac sont particulièrement au près. Et pour cause, avec leurs systèmes e-cigarettes dits «fermés» vendus dans les buralistes, ils ont fait du vapotage un axe majeur de leur transformation. Mais s'ils gagnent du terrain chaque année, ils n'occupent qu'environ 15% d'un marché encore très fragmenté.

British American Tobacco insiste sur le fait que depuis 2014 " la prévalence du tabagisme a diminué de près de 11% »Grâce à l'utilisation du vapotage. " À l'appui de l'objectif de l'UE de réduire le tabagisme à 5% d'ici 2040, il est essentiel que toute proposition de modification de la directive sur les produits du tabac soit proportionnée, scientifiquement étayée et protège efficacement les consommateurs en encourageant l'usage du tabac. & # 39; & # 39; Accès continu à des produits à risque potentiellement réduit tels que le vapotage », Souligne la compagnie de tabac.

" Là encore, on peut regretter l'ignorance du sujet du vapotage par les autorités européennes "Ajoute Cyril Lalo, directeur des affaires publiques, Seita Imperial Brands, qui contient plus de 6 000 études publiées en dix ans.

•• Le fantôme d'un taxe sur les cigarettes électroniques – comme c'est le cas actuellement en Italie – inquiète également les professionnels.

Il pourrait s'inscrire dans le cadre de la révision d'une autre directive européenne de 2011 sur les droits d'accise sur les produits du tabac (voir 13 février et 2 juin 2020).

La hausse du prix des e-cigarettes qui en résulte, combinée à l'interdiction potentielle de certaines saveurs, pourrait décourager les fumeurs, en particulier les plus modestes, d'utiliser des e-cigarettes, affirment les professionnels.

•• " Il serait risqué de référer les utilisateurs à l'usage du tabac »Insiste Philippe Coy, dirige la Confédération des magasins de tabac, qui souligne également les risques d'augmentation de la contrefaçon.

D'autant que l'image de la cigarette électronique est encore "fragile", selon le dernier baromètre France Vapotage, 59% des Français la jugent dangereuse.

Voir aussi notre article sur les tubes à cigarettes

Source : www.lemondedutabac.com