Vapotage : les écologistes veulent interdire la puff

Vapotage : les écologistes veulent interdire la puff

Les écologistes réclament l’interdiction des cigarettes électroniques “à usage unique” (bouffées) “jetables”, dans un projet de loi initié par la députée Francesca Pasquini, qui espère une mobilisation bipartite contre cette “aberration environnementale”, a-t-elle souligné le 9 novembre à laAFP d’où nous reprendrons l’expédition.

Le texte, signé par la quasi-totalité du groupe écologiste, vise à interdire les appareils de “vapotage à usage unique”, ces cigarettes électroniques prêtes à l’emploi avec une “batterie pré-chargée” qui sont jetées après un certain nombre de bouffées.

•• Ce 8 novembre, lors de la première lecture du budget de la Sécurité Sociale, La majorité de droite au Sénat a déjà voté en faveur d’une « scare tax » sur ces cigarettes électroniques jetables « puff » à destination des jeunes (voir 9 novembre).

Mais Francesca Pasquini, représentante EELV pour les Hauts-de-Seine, appelle à une interdiction absolue. Il coûte six à douze euros et se trouve non seulement dans les bureaux de tabac, mais aussi dans certaines marques. Avec ses batteries au lithium et sa structure en plastique qui finissent à la décharge, c’est une aberration écologique “, juge-t-elle.

•• En ce mois de novembre “sans tabac”, le député souligne queAFP “Le problème de santé publique” des produits qui risquent “d’inciter” les jeunes à consommer en raison de leur “facilité d’utilisation et de leur prix”, prévient-elle. Il s’agit de la mauvaise version de la cigarette électronique, qui était à l’origine destinée à réduire en douceur le tabac », réfléchit le député.

L’eurodéputé rappelle qu’en avril 2022, la Nouvelle-Calédonie a pris un arrêté interdisant l’importation de cigarettes électroniques à usage unique sur son territoire (voir 30 avril). Les écologistes espèrent donc une mobilisation interpartisane sur le sujet, par exemple dans le cadre d’une “semaine du lundi” réservée à l’examen des textes d’initiative parlementaire.

Francesca Pasquini exhorte également le gouvernement à se saisir du dossier sans forcément passer par la loi. (Voir les 19 et 26 octobre).

Source : www.lemondedutabac.com